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Commanderie Templière de Jalès > Découvrir Jalés

CNRS IPO

L’Institut de Préhistoire Orientale.

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Si Jalès tutoie l’histoire, depuis sa création par les Templiers au temps des Croisades jusqu’aux soubresauts de la période révolutionnaire entre 1790 et 1792, c’est prés de 10 000 ans avant notre ère qu’il faut remonter pour comprendre le travail des préhistoriens qui, en 1984, ont installé leur laboratoire dans la commanderie.

A l’étroit dans son centre de recherche de Saint André de Cruzières, le préhistorien Jacques Cauvin, sur proposition du conseil général, s’installe à Jalès avec son équipe de l’Ipo (Institut de Préhistoire Orientale).

Sous sa direction, ce département du CNRS fouille l’histoire de cette époque déterminante où l’homme, pour sa subsistance, passe progressivement de la chasse et de la cueillette à l’agriculture et à l’élevage (1). La dernière grande glaciation est derrière lui. L’homme se sédentarise, le réchauffement du climat favorise le développement du gibier, des céréales et des légumes sauvages. Notre ancètre domestique plantes et animaux et, de prédateur, devient progressivement producteur. Les villages puis les villes se développent. Entre 10 000 ans et 4 000 ans avant notre ère, ce mouvement s’étend progressivement à partir de plusieurs foyers. Le plus ancien, celui sur lequel travaille l’Ipo, se situe au proche Orient, entre Irak, Liban, Syrie et Anatolie, dans cette région que l’on nomme le « Croissant fertile ».

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Blé, orge, pois, lentilles sauvages sont domestiqués ainsi que chèvres, moutons et porcs. D’autres foyers se développent plus tardivement en Chine, en Amérique centrale et en Amérique du sud. Longtemps centre de recherche jouissant d’une certaine autonomie, l’Ipo est maintenant rattaché à la Maison de l’Orient Méditerranéen. Au plus fort de son activité, il comprenait une trentaine de chercheurs. Depuis le départ en retraite de Jacques Cauvin, décédé en 2001, une bonne partie de ces chercheurs ont rejoint la maison mère. Dirigé aujourd’hui par Georges Willcox, l’Ipo n’accueille plus en permanence que 3 chercheurs secondés par deux contractuelles en cours de doctorat et un technicien. Les fouilles continuent, avec leur lot de surprises comme cette galette de farine de moutarde découverte dans une maison incendiée au 10ème millénaire avant JC ou ce squelette de jeune femme sans tête au centre d’un édifice circulaire de la même époque. Mais l’essentiel du travail aujourd’hui porte sur la reconnaissance des végétaux domestiqués par nos ancêtres, leur comparaison avec les plantes sauvages dont ils sont issus, leur évolution à travers les âges. Un à deux mois de travail sur site et le reste de l’année en labo à Jalès.

Des chantiers sont fermés comme le riche site de Jerf el Ahmar en Syrie noyé aujourd’hui au fond d’un lac de barrage.

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D’autres s’ouvrent comme celui de Tell Aswad près de Damas, et les travaux portant sur le matériel récolté au cours de fouilles antérieures n’ont pas fini de lever le voile sur l’aube de nos civilisations occidentales.

(1) Jacques Cauvin : « Naissance des divinités. Naissance de l’agriculture. La révolution des symboles au néolithique. » Paris, CNRS, 1994.

 


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