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Commanderie Templière de Jalès > Pour comprendre l’histoire de la commanderie de Jalès

1740 : Pierre Emmanuel de Pouroy de Laubérivière de Quinsonnas et la renaissance de Jalès

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Pendant un siècle, la période de déclin continue et une visite faite en 1727 nous indique que la déchéance est bien proche.

En 1740, l’Ordre de Malte confie la charge de Commandeur à Pierre Emmanuel de Pouroy de Laubérivière de Quinsonnas.

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Laubérivière de Quinsonnas

A son arrivée, son intendant Fuzet qui deviendra bientôt Fuzet du Pouget, écrit : « Le château n’était plus qu’une maison inhabitable ouverte de tous côtés et qui suffisait à peine à contenir les bestiaux dans la basse-cour ». Une restauration générale de la bâtisse est entreprise.

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Signature de Fuzet du Pouget

Aidé par son intendant Antoine Fuzet, chargé de la remise en ordre des droits seigneuriaux et des revenus fonciers, la commanderie va retrouver sa prospérité. Le commandeur de Lauberivière va améliorer cette maison et la rendre moins austère.

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Signature de Laubérivière de Quinsonnas

Des bâtiments sont réparés ou surélevés et d’autres sont ajoutés. On va bientôt parler du « château de Jalès ». On doit sans doute cette renaissance au fait que Laubérivière de Quinsonnas va accepter de séjourner près de 30 ans à Jalès dans l’attente de diverses responsabilités que devait lui confier l’ordre de Malte. On parle désormais du "Château de Jalès" comme le montre cette visite de 1763 : (JPG)

Visite générale de la commanderie de Jalès , possédée par Pierre-Emmanuel de Lauberivière , chevalier, commencée le 28 août 1763.

Visite du château de Jalès . C’ est le chef de la commanderie ( paroisse de Berrias, en Vivarais ) .

Il forme un grand carré, entouré d’ une double enceinte de murailles, dont les parties du levant et du nord ont été faites à neuf par le commandeur actuel.

Aux angles des premiers murs d’ enceinte, trois guérites en pierre de taille, couvertes de briques vernissées, au sommet desquelles le commandeur actuel a fait placer des girouettes portant la croix de l’ ordre. (JPG)

Aux quatre angles du château, guérites semblables. Jardin clos de murs, avec treille. De chaque côté du portail du verger, on trouve un “galabert ”

Prison voûtée, avec une petite fenêtre à double grille. Le geôlier a la garde des fers pour les pieds et les mains. Écuries.

Beau puits au milieu de la cour du château. Trois supports de fer ouvragé soutiennent la poulie et la croix de l’ ordre.

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La façade du château présente deux pavillons. Celui du couchant sert de cage d’ escalier ; le second de salle d’ audience pour la justice.

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La grande porte du château conduit dans un vestibule. Elle est de bois sculpté.

Le fronton de la façade porte les armoiries de la religion écartelées avec celles du grand maître Emmanuel Pinto.

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Le Grand Maître Pinto de Fonseca

Le vestibule est voûté, et se termine au levant par une grande porte cintrée. Grand salon voûté. Cave. Cuisine.

Un escalier en pierre de taille mène aux appartements d’ hiver. Balustrade de fer ciselé.

(JPG) Salle à deux grandes fenêtres, avec belle cheminée à chambranle en noyer sculpté. La chambre neuve est une des plus belles du château. Appartement d’ été. La porte des archives est en chêne recouvert de fer.

Il y a deux rateliers et vingt fusils pour la garde du château. Belles armoires. Grand bureau où quatre personnes peuvent écrire.

Nouvel appartement, fait pour le commandeur, depuis la dernière visite. Une jolie chambre voûtée sert à loger les prêtres qui disent la messe à la chapelle du château.

 


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