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Commanderie Templière de Jalès > Pour comprendre l’histoire de la commanderie de Jalès

1782, le Bailli de Suffren, commandeur de Jalès

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Les travaux entrepris par Laubérivière de Quinsonnas ainsi que l’actualisation systématique par Fuzet du Pouget des contrats écrits qui lient au commandeur les paysans exploitant les terres de la commanderie, font de Jalès en cette fin de 18ème siècle l’une des commanderies les plus intéressantes du midi de la France.

Pour cette raison on l’attribue à des dignitaires de l’Ordre de malte.

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Le Bailli de Suffren

C’est le cas de Pierre Antoine de Suffren St Tropez à qui en 1781 Louis XVI vient de confier le commandement d’une escadre. Suffren a alors 52 ans. Il a participé à plusieurs expéditions, pendant la guerre de succession d’Autriche, pendant la guerre d’indépendance des Etats Unis et au cours de diverses campagnes, pour le roi de France ou sous les couleurs de l’ordre de Malte.

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La mission que lui confie le roi en cette année 1781, consiste à se rendre en Afrique du Sud, au Cap, où les Hollandais avec qui nous sommes alliés sont menacés par les Anglais. L’amiral Anglais Johnston, parti avant lui, se dirige vers le Cap. Le hasard fait qu’ils se rencontrent dans les Iles portugaises du cap Vert. Bien que le Portugal ne soit pas en guerre avec la France, Suffren décide une attaque éclair contre la flotte de Johnston mouillée dans l’anse de La Praya.

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La bataille de La Praya

Attaque bien peu orthodoxe pour une marine royale habituée à des combats où chaque flotte se forme en une longue ligne qui échange ses coups de canon avec l’autre flotte ennemie formée en ligne parallèle.

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Bataille navale traditionnelle "en ligne"

L’attaque de Suffren surprend Johnston dont la flotte est très endommagée. Demi victoire toutefois, les commandants des navires sous les ordres de Suffren ayant un peu de mal à comprendre les ordres « modernistes » de leur chef. Après le Cap et un séjour à l’Ile de France (l’actuelle Ile Maurice) il repart pour accomplir la seconde partie de sa mission : reprendre aux anglais les comptoirs et mouillages sûrs que la France a perdu aux Indes. Là, il va se mesurer avec l’amiral Hugues, un adversaire à sa hauteur.

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L’amiral Hugues

Plusieurs combats vont lui permettre de contester la suprématie des anglais sur les mers des Indes. Seul le dernier, Gondelour, est réellement concluant, mais sans réel effet, la paix avec l’Angleterre venant d’être signée...

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On peut toutefois retenir que Suffren rentre auréolé de gloire en France où Louis XVI le reçoit, le nomme vice-amiral et lui donne le privilège des grandes entrées à Versailles.

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Personnage tonitruant, adoré de ses équipages, Suffren ne fait pas l’unanimité parmi ses officiers. Ceux-ci, souvent issus de la vieille noblesse bretonne ou normande apprécient peu son allure négligée, sa noblesse récente et ses origines provençales. Les demi-succès de ses combats proviennent en bonne partie de cette mésentente.

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La preuve de ses séjours à Jalès dont il sera commandeur de 1781 à 1783 nous est apportée par la correspondance qu’il a entretenue avec Mme D’Alès, sa dame de cœur...

 


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