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Arbres : les seigneurs et les autres

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Certains arbres ont fait la fortune du pays en ces temps anciens de prospérité agricole fondée sur la vigne, le châtaignier, l’olivier, le mûrier et le ver à soie. Bien des maisons cossues de nos villages, bien des mas parsemant la campagne témoignent encore de cette prospérité.

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Premier venu parmi ces seigneurs, le chêne blanc fournissait son bois d’œuvre mais aussi ses « rames », branches feuillues qui servaient de nourriture hivernale aux troupeaux et finissaient leur carrière en litière.

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Autre bois d’œuvre, l’arbre à pain, le châtaignier, détestant le calcaire mais bien présent dans les terres alluviales du Chassezac, de Toul à la Rouveyrolle. Avec la maladie de l’encre au 19ème siècle et de nouvelles menaces aujourd’hui, le châtaignier a bien régressé.

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Même sort pour l’olivier quasiment disparu après le grand gel de 1956, mais qui, ça et là, s’est recépé et retrouve timidement une petite place près de quelques hameaux comme celui de Coudon.

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Pire encore, le sort du mûrier. Qui, jusqu’à la seconde guerre mondiale n’avait pas sa magnanerie ? Qui n’élevait pas ses vers à soie ? Mais vinrent les textiles synthétiques et moulinages et filatures fermèrent leurs portes. Quelques mûriers résistent encore mais beaucoup d’entre eux, abandonnés, ont fini leur vie dans la cheminée.

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A côté de ces 4 seigneurs vivent d’autres arbres qui ne manquent pas d’intérêt. Le chêne vert qui, tout comme le chêne blanc, laisse la truffe chatouiller ses racines, a la particularité de conserver ses feuilles charnues à longueur d’année.

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Près des habitations dont il lui arrive de ruiner les murs, le figuier nous offre ses fruits. Côté reproduction, ce n’est pas un simple ! Non seulement ses fruits n’en sont pas (ce sont en réalité des fleurs dont les parties sexuées se trouvent à l’intérieur de la figue), mais il existe deux formes de figuiers, l’un aux fruits comestibles, l’autre non. Ajoutons à cela qu’un minuscule insecte (le blastophage) se reproduit au printemps dans les figues non comestibles. Ses larves s’y développent puis, à maturité, la seconde génération de blastophage sort couverte de pollen de ces figues et féconde les figues comestibles. Compliqué, non ?

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Autre porteur de fruits délicieux mais dont hélas 99% du volume est occupé par le noyau : le micocoulier. Du bois dont on ne fait pas les flûtes mais les fourches ! Et quels ombrages ! Les boulevards de Nîmes vous en convaincront.

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Plus modeste en taille, l’érable de Montpellier préfère les paysages ouverts aux sous-bois.

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Sainte Lucie, merisier de Damas, prunus mahaleb, les noms ne manquent pas pour ce porte-greffe du cerisier en sol calcaire.

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Mais attention, non greffé, ses fruits naturels, petits et noirs, sont toxiques.

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Autre bon sauvage servant de porte greffe :

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le poirier faux amandier.

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Encore un fruitier sauvage qu’il est possible de greffer : le pistachier térébinthe, dont l’écorce fournissait la térébenthine et qui porte d’étranges galles rouges au cœur de l’été.

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Rapporté, dit-on, par les croisés il y a 8 siècles, le magnifique arbre de Judée fleurit à même le bois !

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Quant au robinier, d’introduction beaucoup plus récente (17ème siècle), s’il nous donne ses fleurs pour les beignets, son bois pour les piquets de vigne, ses drageons sont bien envahissants...

 


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