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Commanderie Templière de Jalès > Découvrir Jalés

La Commanderie de Jalès

La Commanderie de Jalès Un site exceptionnel à préserver et à valoriser

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Photo IGN, juillet 1969

Témoin de 8 siècles d’histoire, la Commanderie de Jalès, construite vers 1140, a connu dans ses murs les « Pauvres Chevaliers du Christ et du temple de Jérusalem » (autrement appelés les Templiers), puis les Hospitaliers de St Jean de Jérusalem, puis enfin les chevaliers de Malte qui, tour à tour, furent les seigneurs d’un véritable fief jusqu’à la révolution.

A cette dernière époque, Jalès fut l’épicentre de rassemblements armés connus sous le nom des « Camps de Jalès » qui se soldèrent par la conjuration de Saillans et la destruction du château de Banne. Vendue en lots comme bien national en 1793, l’édifice fut racheté par des agriculteurs de la commune. La commanderie doit à cela le fait de n’avoir pas, comme bien d’autres édifices de l’ancien régime, terminé sa carrière comme... carrière de pierres ! Fait rare en France, on retrouve dans la commanderie de Jalès l’intégralité des bâtiments du 12ème siècle. Une grande partie des bâtiments de la commanderie est aujourd’hui la propriété du Syndicat Départemental d’Equipement de l’Ardèche (SDEA) qui accueille l’Institut de Préhistoire Orientale (IPO), laboratoire du CNRS spécialisé dans les origines de l’agriculture au Moyen-Orient. Et dans l’actualité

Pour en savoir plus, cliquez sur les liens suivants : plan et accès, promenade virtuelle, visites du site, IPO.


Plan et accès

Située sur le territoire de la commune de....BERRIAS ET CASTELJAU ......la Commanderie Templière domine la plaine de JALES

Plan et accès

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C’est en FRANCE ..Dans la région RHONE-ALPES ..Au sud du département de l’Ardèche. ..Entre Aubenas et Alès

Non loin de :

-  Joyeuse
-  Lablachère
-  Les Vans
-  Le Bois de Païolive
-  Banne
-  Ruoms
-  Saint-Paul-le-Jeune
-  Saint-Ambroix


Promenade dans la Commanderie

Le visiteur d’aujourd’hui peut apercevoir une configuration des bâtiments très proche de celle qu’ont connue ses habitants au 18ème siècle. En cliquant sur les différents liens, vous effectuerez une visite détaillée de la Commanderie de Jalès.

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Le porche

La basse-cour

La voute sarrasine

La cour du puits

La chapelle

Le cimetière

Le vestibule

Le cellier

La cour du 18ème siècle et le logis


Visites du site individuelles et collectives

Une visite virtuelle c’est bien, mais que dire d’une visite sur place où on peut toucher des pierres mises en place par les templiers dès 1141...

Venez donc en saison. Pendant les mois de juillet et d’août, la mairie de Berrias et Casteljau et les Amis de la Commanderie Templière de Jalès organisent des visites de la Commanderie chaque mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 16 h. Entrée : 5€ (gratuité jusqu’à 12 ans).

Hors saison, seules des visites de groupe sur rendez-vous sont organisées.

Pour plus de renseignements, téléphonez ou envoyez un mail à FernandeFerole@aol.com ou à la Mairie de Berrias au 04 75 39 30 08 ou mairie@berrias-et-casteljau.fr. A bientôt de vous voir ou de vous lire.


CNRS IPO

L’Institut de Préhistoire Orientale.

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Si Jalès tutoie l’histoire, depuis sa création par les Templiers au temps des Croisades jusqu’aux soubresauts de la période révolutionnaire entre 1790 et 1792, c’est prés de 10 000 ans avant notre ère qu’il faut remonter pour comprendre le travail des préhistoriens qui, en 1984, ont installé leur laboratoire dans la commanderie.

A l’étroit dans son centre de recherche de Saint André de Cruzières, le préhistorien Jacques Cauvin, sur proposition du conseil général, s’installe à Jalès avec son équipe de l’Ipo (Institut de Préhistoire Orientale). Sous sa direction, ce département du CNRS fouille l’histoire de cette époque déterminante où l’homme, pour sa subsistance, passe progressivement de la chasse et de la cueillette à l’agriculture et à l’élevage (1). La dernière grande glaciation est derrière lui. (...) Suite >>


La Commanderie vue du ciel

Voici quelques vues de la Commanderie de Jalès prises par Olivier Barge du CNRS à l’aide de ballon ou de cerf-volant Ces images sont scannées à partir d’un tirage papier. Bientôt sur ce site vous pourrez voir directement les originaux qui sont de bien meilleure qualité.

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Le porche

A l’origine, ouvert sur la campagne, le porche de style roman fut surmonté d’une tour de guet qui a disparu et équipé d’une herse au 14ème dont on voit la trace, il s’inscrit progressivement dans le caractère « fortification » des bâtiments.

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Dans les pierres de l’angle gauche du porche en partie haute se trouve une pierre sculptée représentant une partie du blason du commandeur Pierre Emmanuel de Pourroy de Lauberivière de Quinsonnas qui, bien secondé par Antoine Fuzet, fit au 18ème les grandes rénovations de la Commanderie. Retour à la visite


La basse-cour

Après le porche Sud, vous pénétrez dans un espace appelé « la basse-cour » qui constituait certainement un des endroits les plus animés de Jalès.

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C’est sans doute ici en effet que la population alentour venait se rassembler. Au cours du temps, cet endroit a été tour à tour lieu d’échanges, de rencontres entre les permanents du chef de Jalès et la population environnante. Jalès ayant vocation à rassembler des fonds pour financer les croisades et les Etats latins d’Orient, ici, certainement, commerçants et paysans venaient échanger, payer leurs contributions à la seigneurie de Jalès et se rencontrer. En façade sur l’aile des communs la présence de corbeaux de pierre qui semblent destinés à soutenir les poutres d’un auvent ou d’une galerie en bois peut être interprétée comme la trace d’un dispositif pour protéger les foules des intempéries. Retour à la visite


La voute sarrasine

L’aile des communs qui fait face à la basse-cour est surélevée pour en faire des appartements d’hiver bien exposés, la grille d’entrée est retirée pour être remplacée par un portail en bois aujourd’hui disparu.

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Reste le bel encadrement en pierres et la date que l’on peut lire à l’entrée du passage voûté donnant sur la cour du puits : 1755. Retour à la visite


La cour du puits

La cour du puits était le centre de la commanderie d’origine.

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La vocation fermière et d’habitation du lieu rendait indispensable l’autonomie en eau. Le sous-sol étant composé de marnes feuilletées, point de nappe phréatique proche de la surface mais une multitude de petits suintements rendant nécessaire le creusement d’un puits profond.

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La margelle actuelle date du 18ème siècle. C’est aussi de cette époque que date la porte sculptée du mur nord.

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Cette partie du bâtiment entourée de deux « pavillons » (celui de gauche en grande partie détruit), n’existait pas à l’origine : la cour du puits donnait directement sur le cellier. Il faut aussi imaginer qu’à l’époque templière le logis (côté est de la cour), le cellier (nord) et les écuries (ouest) n’avaient pas d’étage. Les surélévations proviennent des travaux entrepris par le commandeur de Lauberivière et son intendant Fuzet du Pouget à partir de 1750. Retour à la visite


La chapelle

Une chapelle romane classique bâtie aux environs de 1145-1150.Des textes attestent de son existence en 1151, ce qui en fait une des plus ancienne chapelle templière.

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Cette chapelle est caractérisée par des voûtes de pierre de plein cintre dans un appareil de calcaire gris originaire des carrières de Berrias. Par chance elle est remarquablement conservée, même si les nombreux usages de ce lieu ont laissé quelques traces. La Chapelle est constituée de trois travées et d’une abside couverte d’une voûte en cul-de-four. Elle est de dimensions importantes (6mx17mx7m).

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On peut remarquer que chaque chapiteau est de forme différente.

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Dans l’abside, subsistent des traces de peintures pariétales, dont on ignore la datation. Sans doute ont-elles été réalisées à plusieurs époques. Retour à la visite


Le cimetière

Les trois travées de la Chapelle romane se devinent de l’extérieur grâce au rythme des renforts de mur.

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Les ouvertures sont particulièrement bien travaillées et le registre des pierres du 12ème siècle parfait à l’inverse des surélévations du 14ème siècle qui sont des œuvres de fortification menées à la hâte et qui dissimulent totalement le dôme de la chapelle. Les ouvertures additionnelles du 18ème siècle mutilent cette façade.

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Devant ce mur, ouvert sur la campagne se tenait le cimetière où les nombreux frères qui venaient goûter une retraite paisible à Jalès après des périodes plus mouvementées en terre sainte, se sont fait enterrer. Les commandeurs trouvaient probablement un lieu de sépulture plus en rapport avec leur rang

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Le vestibule

Au nord de la cour du puits, la porte en noyer ornée de motifs sculptés et aujourd’hui condamnée donnait sur le vestibule construit au 18ème siècle.

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Ce vestibule, gagné sur la cour, donnait accès au château par un escalier inclus dans le pavillon gauche aujourd’hui en partie ruiné. On y entre maintenant par le passage de gauche, côté écuries. Le vestibule, au dallage en croix, porte au plafond voûté des traces noires que l’on dit être celles de l’incendie du « Château de Jalès » lors des « camps de Jalès ».

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Le cellier

Le cellier roman servait à entreposer les denrées alimentaires qui étaient destinées, à l’origine de la commanderie, à la vente, à l’expédition en terre sainte ou à la consommation locale.

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A cette époque, les productions agricoles sont essentiellement constituées de céréales, de vin et des produits de l’élevage des moutons. Par la suite, sa destination accompagnera les variations de l’agriculture locale. Depuis son acquisition par le département, il sert, sous la responsabilité de deux associations successives, de lieu de conférences et de spectacle vivant. Par son extrémité ouest on rejoint la basse-cour, puis la cour du 18ème siècle. Retour à la visite


La cour du 18ème siècle et le logis

Cette cour témoigne à la fois des embellissements dus au commandeur de Laubérivière et de l’intense activité agricole des 18ème et 19ème siècles.

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Plusieurs bâtiments agricoles font en effet face au « château » dont une vaste magnanerie, témoin de l’importance de l’élevage du ver à soie dans l’économie rurale de ces siècles en Ardèche méridionale.

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Au-dessus du perron donnant accès au logis principal se trouve le blason du grand maître de l’ordre de Malte : le portugais, Manuel Pinto da Fonséca (1681-1773). Retour à la visite


 


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