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A la découverte des richesses du territoire > Des sites étonnants
Au milieu du 19ème siècle, les scientifiques se sont attachés à définir les âges géologiques de notre planète en fonction des traces de vie fossilisées retrouvées dans les roches sédimentaires. Lorsqu’une couche rocheuse leur semblait représenter un époque donnée de manière particulièrement démonstrative, ils le faisaient savoir à la communauté scientifique et donnaient à cette couche type, ce « stratotype », le nom du lieu de découverte. C’est ainsi que la commune de Berrias est connue dans le monde entier par les géologue depuis qu’en 1852, l’un d’entre eux, Henri Coquand, a découvert une couche calcaire typique du début du crétacé et a donné à cet âge de la terre le nom de « Berriasien ». C’est dans le lit du Graveyrou près des anciennes carrières de Berrias qu’il fit cette découverte. Qu’est-ce que le Berriasien ? Il faut remonter à 140 millions d’années ; le Jurassique vient de se terminer. Une mer où naviguent les bélemnites et les ammonites recouvre encore la plaine qui va de Privas à Alès. Le climat est chaud, tropical, et, peu au nord, sur le continent, les grands dinosaures, encore présents, se promènent entre palmiers et grandes fougères. Un géologue facétieux y aurait même aperçu quelques vahinés... Le Berriasien va durer environ cinq à six millions d’années.
Le chêne s’y installa en maître et, avec lui, toute une végétation et une faune qui se plaisaient en sa compagnie. Le couvert forestier était si homogène à son apogée qu’un célèbre écrivain latin prétendit qu’un écureuil aurait pu aller de Rome à l’extrémité de l’Espagne sans mettre pied à terre... Les nécessités de l’agriculture liées au développement de la population, les guerres et leur cortège de terres brûlées mirent fin au règne du chêne. Et pourtant, ça et là, demeurent quelques forêts reliques. (...) Suite >>
Durant la guerre de cent ans, la commanderie sera fortifiée. On voit encore d’importants vestiges de ces travaux. Aujourd’hui, propriété du Syndicat Départemental d’Equipement de l’Ardèche (SDEA) et de quelques propriétaires privés, la commanderie abrite dans la partie rénovée au 18ème siècle l’Institut de Préhistoire Orientale (IPO) qui dépend du CNRS et dont les travaux portent sur la naissance de l’agriculture au Moyen Orient. Pour en savoir plus, consultez l’importante partie du site consacrée à cette commanderie de templiers.
Cliché IGN
Comme le montre la vue aérienne ci-contre (document IGN), le château de Casteljau est au centre d’une presqu’île formée par un méandre du Chassezac qui constitue « l’éperon barré de Casteljau ». Ce site a été occupé par l’homme depuis la préhistoire, la présence de grottes habitées et de dolmens dans les alentours permet encore de s’en rendre compte. Lors de la construction du village de vacances de Casteljau, un établissement gallo-romain a été mis à jour. Dès le douzième siècle, s’est implanté dans ce lieu naturellement fortifié et contrôlant la voie de communication de la vallée du Chassezac un petit château (castel) qui n’a laissé aucune trace marquante dans l’histoire, sinon qu’il a donné son nom à une famille noble encore représentée aujourd’hui. La chapelle du château placée sous le patronage de st Maurice était l’église paroissiale. A la révolution pour ne pas donner à la commune le nom d’un ancien seigneur on a appelé Casteljau (...) Suite >>   |
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